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Pourquoi la question du changement climatique est-elle
si importante pour le nord?
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Les scientifiques s’attendent à ce que les régions nordiques réchauffent plus que d’autres parties du monde, en cette période de changements climatiques terrestres. Si vous avez survolé l’Arctique, ou d’autres parties du nord au cours de l’hiver, vous savez peut-être pourquoi. La neige et la glace agissent comme des miroirs.
Elles reflètent une grande quantité de la chaleur du soleil. Mais, comme le monde se réchauffe, beaucoup de glace et de neige fondent. Cela signifie que les terres plus foncées et les eaux libres absorberont plus la chaleur du soleil.
Plus de chaleur retenue par la terre et l’eau signifie des hivers plus tardifs et des printemps plus précoces. Les températures vont grimper plus dans le nord qu’ailleurs sur la terre. Cela signifie des changement à notre environnement. Et ces changements affecteront les plantes et les animaux qui se sont adaptés à cet environnement.
Les changements climatiques pourraient signifier de grandes différences pour la vie dans le nord. Cela peut changer le territoire sur lequel on se déplace et on construit nos maisons. Les scientifiques et les gens qui se déplacent dans la nature ont déjà remarqué des différences par rapport à la glace sur nos rivières, nos lacs et les océans. Et les températures plus chaudes affecteront les plantes et les arbres. Tous ces changements ne peuvent pas faire autrement que d’affecter les animaux, les poissons, les oiseaux et les mammifères marins, et possiblement, notre façon de vivre dans le nord.
Nous ne pouvons ignorer les changements climatiques, mais nous pouvons en apprendre plus sur ce qui peut se passer pendant que ça change.
Une
grande partie du nord a une couche de sol gelée en permanence,
située juste sous la couche supérieure. Alors que la couche
supérieure du sol fond chaque été et nourrit les
végétaux et les arbres, le pergélisol (gel permanent)
en dessous ne fond jamais. Comme les températures s’accroissent
en raison des changements climatiques, le pergélisol risque de
fondre. Cela risque particulièrement de se passer là où le
sol a été bouleversé, près des communautés.
Cela signifie que le sol pourrait se ramollir. Les routes et les pistes
d’atterrissage pourraient devenir comme des montagnes russes. Les édifices,
les conduites d’eau et les poteaux électriques pourraient
pencher et peu à peu, se briser ou tomber au fur et à mesure
de la fonte et de l’effondrement du sol. La fonte du pergélisol
pourrait également rendre plus difficile le déplacement
des animaux migrateurs, des chasseurs et des exploiteurs de la faune
en raison d’un sol mou et inégal.
Les terres humides, comme les marécages et les marais, constituent une partie importante du territoire qui nous entoure. Elles offrent un abri d’été, avec des aires de nidification et de nutrition, à beaucoup d’oiseaux migrateurs. Comme le terrain et l’air se réchauffent, certaines terres humides s’assécheront ou rétréciront, car plus d’eau s’évaporera. D’autres risquent de disparaître pour une autre raison. Bon nombre de terres humides sont des dépressions dans le pergélisol. Si ce dernier fond, elles peuvent être drainées. Cela serait de mauvaises nouvelles pour les oiseaux et les mammifères des terres humides.
Nous
savons tous que lorsqu’on chauffe de la glace, elle fond. Les gens
ont déjà remarqué la débâcle printanière
hâtive sur les rivières, les lacs et même en certains
endroits de l’océan Arctique. Quand la glace et la neige
sur le sol fondent, les niveaux d’eau des lacs et des rivières
montent, causant parfois des inondations. La glace de mer se brise plus
tôt, devient plus mince, et recouvre une moins grande surface océanique
pendant les mois d’été.
Plus la glace est mince, plus c’est difficile pour les trappeurs, les chasseurs et les animaux de se déplacer pendant l’hiver. Une glace plus mince rend les déplacements plus dangereux. Plus d’eaux libres le long de la côte arctique signifie plus de clapotis et de ressac sur la rive. Quand cela s’ajoute à la fonte du pergélisol, on peut avoir des côtes qui s’effondrent. Certaines communautés situées sur la côte devront peut-être planifier de gros changements.
Les
humains ne sont pas les seules créatures à devoir s’ajuster
aux changements climatiques. Les températures plus chaudes permettent
plus facilement à certaines espèces de plantes et d’animaux
du sud de survivre de plus au plus au nord. Par ailleurs, certains animaux
et plantes du nord trouvent de plus en plus difficile de survivre aux
changements de leur environnement.
Si les eaux du nord se réchauffent en raison des changements climatiques, les poissons qui aiment vivre dans des eaux plus chaudes pourront survivre plus dans le nord. Mais des poissons comme le saumon, la morue et l’omble de l’Arctique vivent déjà dans le nord et ont besoin d’eaux froides pour survivre. À mesure que les régions à eaux froides se réchauffent et que les espèces du sud viennent y vivre, les poissons d’eaux froides peuvent avoir de la difficulté à survivre.
Les changements climatiques signifient également que les animaux bougent. Les gens voient maintenant plus au nord qu’auparavant des orignaux et autres animaux, comme des coyotes, des chevreuils à queue blanche et des pumas. Et de petites bêtes, comme des parasites et des insectes, qui n’avaient jamais vécu dans le nord auparavant, profitent de l’occasion et se déplacent sur ces animaux. Différentes sortes d’oiseaux déménagement également dans le nord, en raison du réchauffement climatique.
Même
si les plantes ne peuvent pas déménager, leurs graines
se déplacent avec le vent, flottent sur les rivières et
se déplacent dans la fourrure des animaux, cherchant de nouveaux
endroits. Si le climat est plus chaud, elles peuvent être capables
de s’enraciner un peu plus au nord.
Quand de nouvelles plantes déménagent, à l’occasion, il arrive qu’elles envahissent les plantes qui étaient là auparavant. Avec les températures plus élevées, les plantes comme les saules se déplacent plus au nord, dans des régions de toundra. Cela pourrait compliquer la tâche à certains animaux, comme le caribou, pour trouver suffisamment de leur nourriture habituelle. Par contre, les animaux pourront manger plus tôt au printemps, si les plantes verdissent plus tôt en raison des températures plus élevées. C’est un bonus quand les ventres sont vraiment vides.
Dans l’Arctique, les ours polaires mangent des phoques, les phoques mangent de la morue, la morue mange du plancton, et le plancton mange des algues. Cet ensemble de liens entre les mangeurs et ceux sont mangés est appelé chaîne alimentaire. La chaîne alimentaire dans l’Arctique est courte et chaque maillon est important. C’est particulièrement vrai pour la vie marine. Chaque maillon de la chaîne alimentaire dépend des autres maillons.
Les
animaux de la chaîne alimentaire de l’Arctique dépendent
du climat particulier de l’Arctique, certains plus que d’autres.
Si les températures plus chaudes affectent un maillon de la chaîne,
elles peuvent affecter l’écosystème marin au complet.
Les températures plus chaudes, la glace plus mince et plus d’eaux
ouvertes, par exemple, affectent plusieurs animaux marins.
Les phoques et les morses s’accouplent et ont leurs petits sur la glace. L’un des effets de la glace qui s’amincit pourrait être un taux de natalité plus bas. Les phoques et les morses se reposent et chassent à partir de la glace. Comme la glace s’amincit, ces animaux n’auront plus une bonne base pour se reposer et chasser. Et comme la glace s’amincit de plus en plus loin de la rive, ils vont devoir se tenir dans des eaux plus profondes. C’est un problème, car normalement, ils dépendent d’eaux moins profondes pour se nourrir. Ces deux changements pourraient compliquer leur alimentation.
Les ours polaires seront affectés par ce qui arrive à la glace et aux phoques. Comme la glace fond plus tôt au printemps, et que le bord de la banquise se retrouve de plus en plus loin de la terre ferme, les ours polaires ont de plus en plus de difficulté à atteindre les phoques dont ils se nourrissent. Cela se passe déjà dans la région de la baie d’Hudson. Là, les ours polaires ont des problème à atteindre les phoques qui leur permettent d’engraisser au printemps. C’est pourquoi les scientifiques rapportent des poids plus bas et des taux de natalité moindres pour les ours polaires de cette région.

Les animaux terrestres aussi peuvent être perturbés. Le caribou des terres stériles du nord du Canada couvrent de grandes distances chaque année, allant des zones d’hivernage aux terrains de mise bas, dans des régions sans insectes, etc. De nos jours, les caribous rencontrent de la neige plus épaisse et plus lourde qu’auparavant. Pour se nourrir, les caribous brûlent plus d’énergie pour briser la croûte de neige plus dure. La glace plus mince sur les lacs et les rivières et la débâcle plus hâtive rend plus compliquée la traversée de lacs et de rivières. Plus de caribous risquent de passer au travers de la glace et de se noyer. L’aspect positif, c’est que les caribous peuvent trouver que certaines plantes qu’ils mangent verdissent plus tôt au printemps. Cependant, les mêmes températures chaudes qui aident les plantes peuvent également aider les insectes à éclore plus tôt. Cela signifie que le caribou pourrait être chassé plus tôt de ses terrains de mise bas.

Si les changements climatiques rendent la neige plus glacée, comme certains scientifiques s’y attendent, les petits mammifères peuvent trouver difficile de vivre et de respirer sous la neige. S’ils ont des problèmes à survivre, les animaux et les oiseaux qui se nourrissent de petits mammifères, comme par exemple les renards, pourraient passer un mauvais quart d’heure.
Dans l’est de l’Arctique, les changements climatiques ont entraîné des températures plus froides. C’est pourquoi certains oiseaux, comme l’oie des neiges, font leur nid plus au sud qu’auparavant. Mais à la longue, les changements climatiques risquent de réchauffer cette région au cours des prochaines décennies. Dans certaines parties de l’Arctique qui ont déjà réchauffé, les gens voient de nouvelles espèces de canards qui avaient l’habitude de rester plus au sud.
Un climat plus chaud va susciter un mélange de répercussions négatives et positives sur nos communautés. Le pergélisol qui fond causera les plus gros changements. Cela pourrait affecter nos routes, nos édifices et nos industries. Les gens qui passent du temps dans la nature ont déjà remarqué des changements, particulièrement dans les conditions de la glace, qui affectent leur façon de chasser et de piéger. Si on est avisé, on va se préparer aux changements qui peuvent survenir, même si nous ne sommes pas certains à cent pour cent de ce qu’ils seront.
Le climat change partout. Les gens dans le monde entier devront faire face au même genre de répercussions que les septentrionaux. Par exemple, à l’échelle de la planète, de nouvelles espèces de plantes et d’animaux apparaîtront dans certaines régions. Des espèces familières disparaîtront si elles ne peuvent pas s’adapter au nouveau climat.
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Dans le monde, bon nombre de villes, villages et communautés sont construits près du niveau de la mer. Les scientifiques s’attendent à ce que les changements climatiques causent une hausse du niveau de la mer. Cela signifie que des dizaines de millions de personnes qui vivent près de la mer devront déménager dans un lieu plus élevé. Des îles et des pays entiers pourraient disparaître sous l’eau. L’eau salée pourrait inonder des terres agricoles situées en basse altitude et déplacer les eaux douces. Cela nuirait aux récoltes, car beaucoup de plantes ne peuvent pas croître dans des sols salés.
On s’attend à ce que les changements climatiques se traduisent par un temps très incertain. Certaines parties du monde recevront plus de précipitations et auront plus d’inondations. D’autres parties auront plus de sécheresses et il y fera vraiment chaud. Quand il fait vraiment chaud et sec, plus d’eau s’évapore. Cela signifie moins d’eau potable pour les gens et moins d’eau pour les récoltes et les animaux. Certains pays risquent même d’avoir plus de difficulté à nourrir et à loger leurs habitants.
Tout ça n’est pas bon pour notre planète. Et cela signifie des défis importants pour les animaux, les plantes et les gens qui y vivent. Mais il ne faut pas désespérer. Les gens peuvent faire quelque chose, et le font, pour aider à ralentir le réchauffement climatique et à réduire ses répercussions. Lisez à ce propos la fiche d’information intermédiaire 3, Solutions aux changements climatiques : Nous pouvons tous aider!
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Les sites Web suivants vous aideront à en apprendre davantage sur les répercussions des changements climatiques dans le nord et partout dans le monde :
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ClimateChangeNorth.ca – Home
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